Développement de l’estime de soi

Mais qu'est ce que c'est ?

Qu'est ce que l'estime de soi ?....c'est une question à laquelle il n'est pas des plus facile de répondre tellement le sujet est à la fois sensible et complexe. Pour le définir, je vous offre les mots de Christophe André, psychologue qui s'est beaucoup exprimé sur le sujet :

 

"L'estime de soi, c'est l'idée que je me fais de ma propre valeur en tant que personne :

  • Ce que je pense de moi (cognitif) ;
  • Comment je me sens avec ces pensées (émotionnel) ;
  • Ce que je fais de ma vie avec tout ça (comportemental).

C'est donc un mélange de regards et de jugements que je porte sur moi. Car aucun regard n'est neutre, surtout sur soi-même.

C'est aussi un autre mélange : celui du jugement à propos de moi et du jugement de moi sous le regard des autres. Car l'estime de soi n'a de sens que dans le cadre de relations sociales."

 

Le terme estime de soi (« self esteem »en anglais) est malheureusement souvent traduit en français par « confiance en soi ». Or la confiance en soi parle de nos capacité alors que l'estime de soi est bien plus large et touche notamment à nos valeurs. De plus l'estime de soi est trans-contextuelle alors que la confiance en soi est évaluable dans un contexte particulier (exemple : j'ai une grande confiance dans ma capacité à finir ce dossier dans les temps mais je n'ai pas du tout confiance dans ma capacité à savoir le présenter demain devant l'équipe de direction).

 

Ainsi, l'estime de soi est souvent représenté par 3 piliers :

  • La confiance en soi correspond à notre foi en notre capacité à agir. Liée au fait d’oser agir et au droit à l’erreur que nous nous accordons ;
  • La vision (ou image) de soi est définit par la manière dont nous nous sentons face au regard des autres et en comparaison avec eux ;
  • L’Amour de soi fluctue selon l’attention et le soin que nous nous portons (écouter ses besoins et y répondre, se respecter....) ;
  • Se rajoute parfois un 4ème pilier, l'Acceptation de soi quand ce dernier n'est pas déjà intégré dans les 3 autres piliers. Il est lié au fait d'accepter l'idée que l'on est unique et d'accueillir ses défauts et ses qualités avec bienveillance et non-jugement.  

 

Une estime de soi "haute et stable" est la fondation nécessaire à l'Affirmation de soi. Cela correspond à la capacité à connaître ses besoins, ses valeurs, ses limites et savoir non seulement orienter sa vie et son quotidien sur ces bases, mais aussi savoir les défendre avec bienveillance et fermeté (en prenant sa place, en posant clairement ses limites à l'autre, en acceptant ou en refusant...) s’ils sont attaqués ou fragilisés.

Et pourquoi le développer ?

En fait, notre niveau d'estime de nous-même a un impact permanent sur notre bien-être, nos décisions, nos relations...

C'est donc une thématique présente dans presque tous les accompagnements en coaching que je réalise. Elle est parfois posée directement dans un objectif de coaching, et parfois elle s'invite aux détours de l'accompagnement. 

Un aspect plus thérapeutique de l'estime de soi (notamment lié à l'enfance ou aux traumatismes du passé) peut également être soulevé par le client au cours de la séance de coaching. Ces sujets et les émotions associées sont alors accueillis avec bienveillance et non jugement, mais ne sont pas traités au cours de la séance. Il seront, à la discrétion du client, travaillés ou non avec un thérapeute. 

Ainsi, en fonction du contexte (professionnel ou personnel), des résultats attendus par le client et surtout des singularités du client, certains piliers de l'estime de soi seront traités plus que d'autres en coaching.

Par exemple, dans un coaching en entreprise, les piliers de la "confiance en soi", la "vision de soi" et "l'affirmation de soi" seront plus présents, permettant, entre autre, au client de :

  • Valoriser son parcours professionnel et reconnaitre sa valeur, ses ressources ;
  • Dire ce qu'il a à dire même s'il a le trac ;
  • Insister quand il se heurte à une difficulté ;
  • Ne pas avoir honte de renoncer ;
  • Se donner le droit de décevoir ou de rater ;
  • Savoir qu'il peut survivre à ses échecs et en tirer les leçons ;
  • Oser dire "non", "stop" ou "je ne sais pas" ;
  • Demander de l'aide sans se sentir pour autant inférieur(e) ;
  • Ne pas se sentir envieux(se) de la réussite ou du bonheur des autres ;
  • Faire de son mieux pour réussir ce qu'il veut réussir, mais sans se mettre la pression ;
  • Sortir du syndrome de l'imposteur.

Réalisation & référencement Simplébo

Connexion

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'installation et l'utilisation de cookies sur votre poste, notamment à des fins d'analyse d'audience, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée.